Les Eglises Protestantes Evangéliques reconnaissent les doctrines centrales et historiques de la foi transmise par les apôtres.
Les lignes directrices de leur confession de foi sont les suivantes :
Autrement dit par Le Conseil National des Evangeliques de France :
Un organisme qui regroupe la grandes majorité des eglises protestantes évangéliques de France, voilà ce qu'ils croient :
Que croient les protestants évangéliques ?
Cette question revient fréquemment aujourd’hui. Il y a plusieurs manières de comprendre le protestantisme évangélique : historique, sociologique, etc. L’une d’entre elles consiste à examiner ce que croient les évangéliques, à envisager le contenu de leur foi. Cette approche est particulièrement intéressante puisque le credo évangélique constitue leur « patrimoine génétique commun ». Même s’ils sont répartis dans de nombreuses organisations et se présentent sous différentes étiquettes, ils ont en commun un grand nombre de convictions fondées sur la Bible qui leur sont essentielles. En particulier, celles ci-dessous.
LA BIBLE
Nous croyons à la divine inspiration et à l'autorité souveraine des Saintes Écritures, constituées des soixante-six livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui sont la Parole de Dieu […].
Prennent-ils la Bible au pied de la lettre ?
Si les évangéliques ont la Bible pour norme, ils ne considèrent pas que tout texte biblique doit être interprété de manière littérale stricte. Un texte poétique ne sera pas lu de la même façon qu’un texte historique. Autre exemple, la Bible, qui n’est pas un livre scientifique, débute par un récit de la création et affirme à de très nombreuses reprises que Dieu est le Créateur de l’Univers. Or, si tous les chrétiens évangéliques reconnaissent que Dieu est le créateur, ils ne pensent cependant pas tous que la terre a été crée « en 6 jours de vingt-quatre heures » … Les évangéliques s’attachent avant tout aux enseignements importants confirmés par la Bible dans son ensemble. Ils reconnaissent que des affirmations plus isolées, et donc de moindre importance, sont d’interprétation incertaine.
Les protestats évangéliques font-ils partie du protestantisme ?
Oui, ils s’appuient sur les mêmes fondements que les réformateurs protestants du 16e siècle (Martin Luther, Jean Calvin...) : la Bible, la foi, la grâce. De plus, ils se reconnaissent volontiers héritiers de la Réforme dite radicale ou « anabaptiste-mennonite » qui a développé à la même époque une vision de l’Église séparée de l’état et a invité les hommes à un engagement de foi personnel.
DIEU
Nous croyons en un seul Dieu souverain ; Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de l'univers […].
Pensent-ils être les seuls à détenir la vérité ?
Les évangéliques n’ont pas le monopole de la vérité et ils le savent. Cependant, ils croient à l’existence d’une vérité unique et absolue, celle de Jésus-Christ qui, parlant de lui-même dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi2… ». Pour les évangéliques, la vérité ne peut être la propriété d’aucune église ni d’aucun groupe humain. Il s’agit de suivre le Christ qui est venu révéler Dieu le Père.
Sont-ils tolérants envers les autres religions ?
Contrairement à une idée reçue, une conviction religieuse forte ne conduit pas inévitablement à l’intolérance. Les évangéliques souhaitent témoigner de leurs croyances, en suivant l’enseignement et l’exemple du Christ qui les enjoint à « aimer son prochain comme [soi]-même3 ». Cette volonté de l’amour induit le respect de l’autre, de ses convictions, exclut toute violence et ne laisse pas de place au fanatisme. Ils n’ont nullement l’intention d’imposer leurs croyances à autrui.
Cependant, aucun groupe humain n’est à l’abri de comportements de repli sur soi ou de dérives sectaires. C’est alors que le rôle d’instances nationales régulatrices comme la Fédération Protestante de France ou le Conseil national des évangéliques de France prend toute son importance.
JESUS-CHRIST
Nous croyons en Jésus-Christ, à sa parfaite divinité et sa préexistence éternelle, à sa naissance d'une vierge, […] à sa mort expiatoire à notre place, à sa résurrection et son ascension corporelles, à son prochain retour personnel, visible et glorieux.
Les protestants évangéliques sont-ils conservateurs ?
La réponse dépend du contexte sociétal en général et du thème abordé en particulier. Les Églises protestantes évangéliques maintiennent des positions de morale personnelle fermes dans leur principe : mariage réservé aux couples hétérosexuels, protection de la vie jusqu’à la mort naturelle… tout en développant l’accueil de chaque être humain dans sa situation singulière.
Cependant les évangéliques puisent dans le message de la Bible, des valeurs d’une incontestable modernité. Le respect de l’homme, quelle que soit son origine, considéré comme créature de Dieu, a pour eux des implications concrètes : actions sociales et humanitaires, lutte contre les discriminations. Ils manifestent un intérêt grandissant pour les questions liées à l’écologie et à une économie respectueuse de la dignité de l’homme.
L'HOMME ET LE PECHE
Nous croyons que l'homme, crée à l'image de Dieu, a chuté, […] dans la révolte, la corruption et la condamnation.
Les protestants évangéliques sont-ils culpabilisateurs ?
Une foule de gens, dans notre société contemporaine souffre d’une profonde culpabilité. La nier ou la refouler n’est d’aucun secours. L’évangile repose sur l’offre de Dieu d’un pardon gratuit accordé à qui se reconnaît pécheur. Ainsi le message évangélique, exigeant par nature, est en réalité libérateur. De nombreux évangéliques témoignent de la joie d’être pardonnés et déchargés de toute culpabilité. Dans leur théologie, la centralité de la croix et l’œuvre de Jésus sont fondamentales. « Pour les protestants évangéliques, il n’y a pas de christianisme authentique sans cette doctrine qui constitue à leurs yeux la clef de voûte de l’histoire du Salut4. »
Par ailleurs, les protestants évangéliques aiment la vie d’autant plus qu’elle est pour eux un don de Dieu. La fête est au cœur de l’évangile. D’ailleurs la Bible parle, pour décrire les évènements de la fin des temps, d’un gigantesque banquet nuptial ! Souvent le public est attiré par la chaleur et la convivialité des églises protestantes évangéliques.
Les évangéliques sont-ils des fondamentalistes ?
Si fondamentaliste5 est compris comme intégriste, alors ils ne le sont pas. Cependant toute conviction forte, qu’elle soit morale, politique ou spirituelle, a nécessairement ses propres fondements. Les évangéliques tirent leurs valeurs de la Bible et ont le désir de mettre en pratique l’enseignement de Jésus-Christ, tel que chacun peut le découvrir dans les évangiles.
LE SALUT
Nous croyons que la justification de l'homme s'opère par la grâce de Dieu en Jésus-Christ seul médiateur entre Dieu et les hommes et qu'elle est reçue uniquement par la foi personnelle. Nous croyons à la nécessité de la repentance et de la nouvelle naissance conduisant à une vie de piété, […].
Pourquoi parlent-ils tant de leur foi : sont-ils fanatiques ?
Par leur disposition à sortir de leurs temples et de leurs églises et leur empressement dans l’annonce de l’Évangile, les évangéliques peuvent surprendre. Hommes et femmes de conviction, leur vie a été marquée par leur rencontre personnelle avec le Christ. Leur nouvelle relation avec Dieu donne un sens neuf à leur vie, un but à leur existence. Ils s’efforcent de calquer leur éthique personnelle sur les valeurs de l’évangile. Ils désirent le mettre en pratique et spontanément en parlent autour d’eux ! « C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle6 ! » Quoi de plus normal ? On ne dit pas d’un écologiste qui trie ses déchets, choisit de circuler à vélo en ville, refuse d’acheter des produits sous blister, qu’il est un fanatique parce qu’il s’efforce d’ajuster ses actes à ses convictions. Ni parce qu’il cherche à convaincre d’autres personnes d’adopter le même comportement !
L'EGLISE
Nous croyons que l'Église universelle est l'ensemble des rachetés de Jésus-Christ, de toutes races, de tous les pays et de tous les temps […].
Chaque groupe croit-il ce qu’il veut ?
Non, c’est la Bible reçue comme source unique d’autorité et norme qui constitue une caractéristique de premier plan dans la foi protestante évangélique, quel que soit le groupe. L’autorité de la Bible s’exerce dans le domaine de la foi et s’étend à tous les aspects de la vie : morale personnelle, choix éthiques, valeurs…
La Bible occupe habituellement une place prépondérante dans la spiritualité évangélique, c’est elle qui nourrit la foi des croyants. La lecture personnelle quotidienne est encouragée. La lecture publique pendant le culte, les études bibliques constituent la colonne vertébrale de la vie des Églises protestantes évangéliques.
Comment devient-on chrétien protestant évangélique ?
La prééminence du rôle de Jésus-Christ est liée à la doctrine de la conversion personnelle. Un « changement personnel suite à une expérience religieuse, la conversion s’interprète chez les protestants évangéliques comme un processus […]. L’individu reconnaît Jésus-Christ comme son « sauveur » mort pour ses péchés et ressuscité pour son salut. Cette étape s’accompagne de la repentance (regret du mal commis) et d’un choix d’obéissance (« suivre Jésus »), engendrant une reconfiguration globale de l’itinéraire biographique du converti7. »
Cette conversion est toujours une décision personnelle et libre. C’est pourquoi les évangéliques sont attachés à la notion de liberté de conscience et de liberté d’expression de la foi.
À quelques rares exceptions, ils manifestent leur conversion par le baptême reçu à l’âge adulte. Ils ne baptisent pas leurs enfants pour leur conserver la liberté de choix lorsqu’ils seront capables de décider par eux-mêmes.
L'AU-DELA
Nous croyons à la résurrection de tous les hommes, à la félicité éternelle des rachetés, et au châtiment éternel des pécheurs impénitents.
Que pensent-ils de la vie après la mort ?
Les évangéliques croient à la réalité d’une vie après la mort, avec ou sans Dieu, à la responsabilité de chacun. La vie terrestre des êtres humains revêt pour eux une grande valeur, car elle est unique et déterminante pour l’au-delà. La foi en la résurrection offre une vraie espérance. La conscience de l’éternité change les perspectives de la vie.
Déclaration de Foi plus complete de notre Fédération (Février 2010)
Reseau Fraternel Evangélique Francais
LA BIBLE.
Nous croyons à la divine inspiration et à l'autorité souveraine des Saintes Ecritures, constituées des 66 livres de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament, qui sont la Parole exempte d'erreur dans sa rédaction originale. (2 Timothée 3 : 16-17 ; 2 Pierre 1 : 21).
DIEU.
Nous croyons en un seul Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de l'univers et de tout ce qui s'y trouve.
(Genèse 1 : 1 ; Matthieu 28 : 19 ; Exode 20 : 11).
JESUS-CHRIST.
Nous croyons en Jésus-Christ, à Sa parfaite divinité et Sa préexistence éternelle, à Sa naissance d'une vierge, à Sa complète humanité, à Sa mort expiatoire à notre place, à Sa résurrection et Son ascension corporelles, à Son prochain retour personnel, visible et glorieux. (Jean 1 : 1 ; Colossiens 1 : 15-19 ; 2 : 9 ; Matthieu 1 : 18-25 ;
1 Timothée 2 : 5; Romains 5 : 8 ; 1 Corinthiens 15 : 1-7 ;
1 Thessaloniciens 4 : 13-18).
LE SAINT-ESPRIT.
Nous croyons en l'Esprit-Saint, à Sa divinité et à Sa personnalité, à Sa réception au moment de la conversion à Dieu, à Son habitation en tous ceux qui croient en Jésus-Christ, à Son action dans l'Eglise.
(Jean 16 : 13-15 ; Romains 8 : 9 ; 1 Corinthiens 12 : 13)
L'HOMME ET LE PECHE.
Nous croyons que l'homme, créé à l'image de Dieu, a chuté. Toute l'humanité, à l'exception des rachetés de Jésus-Christ, demeure sous la domination de Satan, dans la révolte, la corruption et la condamnation.
(Genèse 1 : 27 ; Genèse 3 ; Romains 3 : 10-23 ; 1 Jean 5 : 19).
LE SALUT.
Nous croyons que la justification de l'homme s'opère par la grâce de Dieu en Jésus-Christ et qu'elle est reçue uniquement par la foi. Nous croyons à la nécessité de la repentance et de la nouvelle naissance conduisant à une vie de piété, de sanctification, de témoignage et de service à la gloire de Dieu par l'action du Saint-Esprit (Ephésiens 2 : 8-9 ; Jean 3 : 1-19 ; Romains 3 :24-28 ; 1 Pierre 1 : 3-8 ; Actes 1 : 8). En aucun cas, il ne saurait être question d'une perte du salut, le croyant étant sauvé une fois pour toute par la foi au Christ (1 Jean 5 : 11-13).
L'EGLISE.
Nous croyons que l'Eglise universelle est l'ensemble des rachetés de Jésus-Christ, de tous les pays et de tous les temps. Son unité véritable est dans son unique chef, Jésus-Christ, par l'œuvre du Saint-Esprit. Nous croyons que son expression visible est dans les églises locales (Matthieu 16 : 18 ; Ephésiens 1 : 22-23, 5 :23 ; Actes 9 : 31 ; Galates 1 : 2).
L'AU-DELA.
Nous croyons à la résurrection de tous les hommes : à la félicité éternelle des rachetés et au châtiment éternel des pécheurs impénitents (Jean 5 : 29 ; 1 Pierre 1 : 3-5 ; Matthieu 25 : 31-48).
RECEPTION DU SAINT-ESPRIT.
Le croyant reçoit le Saint-Esprit en s'unissant à Jésus-Christ par la foi, sans qu'on puisse dissocier dans le temps ces deux aspects de commencement de la vie chrétienne (Jean 7 : 39 ; Actes 11 : 15-17 ; Romains 3 : 9 ; 1 Corinthiens 12 : 13 ; Galates 4 : 6).
L'ŒUVRE DU SAINT-ESPRIT.
Au cours de sa croissance spirituelle, sous la forme d'expériences diverses, le croyant bénéficie à deux égards de l'œuvre du Saint-Esprit : il entre d'une part, dans la jouissance effective de bénédictions qui étaient déjà siennes en Jésus-Christ mais dont il ne profitait pas encore (ainsi dans le domaine de la sanctification) et, d'autre part, il reçoit un ou plusieurs dons spirituels selon le dessein particulier de Dieu à l'égard de chacun (Matthieu 25 : 14-30 ; Romains 12 : 4-8 ; 1 Corinthiens 6 : 11 ; 1 Corinthiens 12 ; Galates 5 : 16-18 et 22 ; Ephésiens 4 : 11-15 ; 2 Thessaloniciens 2 : 13 ; 1 Pierre 4 : 10-11).
LE BAPTEME.
Nous considérons le baptême chrétien comme une expression de l'identification du chrétien avec Christ et de l'engagement à Le suivre.
Le baptême n'est ni un moyen ni une aide pour le salut, mais c'est le témoignage de la foi d'une personne qui croit en Christ comme son Sauveur. Le baptême est pour tous les chrétiens, par obéissance à notre Seigneur.
Nous pratiquons le baptême par immersion symbolisant la mort du croyant, l'ensevelissement avec Christ et la résurrection avec Lui pour vivre une vie nouvelle.
(Mattieu 28 : 19 ; Actes 8 : 12, 35-39 ; Actes 16 : 31-33 ; Romains 6 : 3-4 ; Colossiens 2 : 12)
LA SAINTE CENE.
Nous considérons le repas du Seigneur, ou Sainte Cène, comme une célébration – souvenir de la mort et de la résurrection du Seigneur.
La Sainte Cène est le privilège et la responsabilité de tout chrétien. Toute personne qui donne une confession de foi crédible est invitée à participer au repas du Seigneur et à adorer Jésus-Christ librement et sous la direction du Saint Esprit. Les personnes qui s'engagent volontairement dans le péché, qui persistent à répandre de fausses doctrines ou créent des divisions dans l'église, seront invitées à s'abstenir.
(1 Corinthiens 11 : 23 à 29)
PARTAGE DES DONS ET DES MINISTERES.
Nous croyons, conformément aux Saintes Ecritures, au partage des dons et ministères pour l'édification du Corps de Christ de l'église locale. L'exercice public des dons spirituels est soumis à l'approbation de l'équipe des anciens, équipe composée au minimum de deux membres de l'église, conformément aux Saintes Ecritures.
(1 Corinthiens 12 : 1-11 ; 1 Pierre 5 : 1-2 ; Actes 20 : 28).
La présence de dons ne permet pas de se prévaloir d'aucune supériorité spirituelle. Il ne convient donc pas de déprécier la vie et la piété des autres (les églises et frères ou sœurs) qui se veulent fidèles à l'Ecriture Sainte.
(1 Corinthiens 4 : 1-7 , 12-31 à 14 : 1 ; Philippiens 2 : 13).
LE PARLER EN LANGUES.
Le parler en langues n'est pas un signe indispensable ni certain du baptême du Saint-Esprit (1 Corinthiens12 : 7-13 et 28-30).
Nous croyons que le baptême du Saint-Esprit se passe au moment de la nouvelle naissance et nous rattache au Corps de Christ. Il ne constitue pas une deuxième expérience à rechercher. Cherchons par contre à être remplis du Saint-Esprit.
LA GUERISON DIVINE.
Puisque nous attendons encore la rédemption de notre corps lors du retour de Jésus-Christ, Dieu accorde par anticipation la guérison aux malades quand Il lui plaît mais Il n'a pas promis de le faire toujours. Il peut donc arriver que le chrétien le plus fidèle reste malade et soit appelé à glorifier Dieu dans cette situation (Matthieu 8 : 16-17 ; Romains 8 : 18-25 et 28-29 ; 1 Corinthiens 15 : 42-44 ; 2 Corinthiens 4 : 16 à 5 : 5 et 12 : 7-10 ; 2 Timothée 4 : 20 ; Jacques 5 : 13-16).
LA PROPHETIE.
Le ministère prophétique dans l'Eglise, quelle qu'en soit la forme, ne peut en aucun cas contredire, altérer ou compléter l'Ecriture Sainte, ni se substituer à elle (1 Corinthiens 14 : 22-23 ; Ephésiens 2 : 20-22 ; 2 Pierre 1 : 20-21 ; Jude 3 ; Apocalypse 22 : 18-19).